ATATION
La datation des fibules est souvent problématique. Elle est bien évidemment biaisée par l'état actuel des découvertes, puis à la publication et à la circulation des résultats des fouilles et, enfin, à l'existence de travaux de synthèse permettant de faire, à date, un "état de l'art". Si les différents types commencent à être datés en fonction du matériel retrouvé sur le lieu de fouilles, la copie ou le réemploi de matériels anciens rend parfois cet exercice difficile. De plus, la dénomination et le bornage des différentes époques, tant celtiques que romaines, ne sont pas toujours uniformisés entre les pays et entre les auteurs. Enfin, il est évident que l'influence de nouveaux styles, notamment liés à l'occupation romaine voire à de simples phénomènes de mode, n'apparaît pas aux mêmes moments sur l'ensemble des sites où sont utilisées des fibules. La datation acquiert alors un nouveau degré de complication, lié à la localisation.
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Dès le début du siècle (Morin-Jean, 1910), les essais de typologie des fibules ont montré qu'il était plus logique de fonder l'identification sur le fonctionnement de l'ardillon que sur l'ornement, ce dernier étant trop sujet à d'importantes variation liées à l'artisan.
Fort logiquement, on note une évolution des méthodes de fabrication allant vers une simplification du mécanisme, donc des méthodes de fabrication.
Les modèles les plus anciens sont ceux à ressort nu et corde interne puis à corde externe sans ou avec fixe-corde. Difficiles à réaliser, de nombreuses pièces étant brisées lors de la réalisation du ressort par martelage, elle furent peu à peu remplacées, aux premières heures de l'Empire Romain, par des modèles à ressort caché. Celui-ci était alors réalisé à part puis assemblé par la suite sur le corps de la fibule, enserré dans une sorte de boîte ou "cache ressort".
Les fibules à charnière, comportant au moins 3 pièces (le corps, l'ardillon et son axe), constituent une évolution marquante de ce type d'objet. Plus simples et plus rapides à réaliser, elles montrent une progression des méthodes de fabrication, de l'artisanat visant la réalisation d'une pièce unique vers une méthode se prétant mieux à la fabrication de masse. L'extension des courants de diffusion, lié à un commerce à l'échelle de l'Empire, a donc joué un rôle important dans l'évolution des styles.